le 6 juillet 2026 à 12:10 PM À plus de 3 000 mètres d’altitude, un Casa CN-235 relève le défi de la Cordillère des Andes​

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À plus de 3 000 mètres d’altitude, un Casa CN-235 relève le défi de la Cordillère des Andes
etienneglc
lun 06/07/2026 – 11:15

Début juin 2026, un équipage Casa CN-235 de l’escadron de transport 68 « Antilles-Guyane » a mené pour la seconde fois une mission d’entraînement à l’exploitation du Casa CN-235 au-dessus de la cordillère des Andes. Retour sur cette mission de haut vol.

Durant une quinzaine de jours, un avion de transport Casa CN-235 de l’escadron de transport (ET) 68 « Antilles-Guyane » a évolué au-dessus des sommets andins, enchaînant les approches et les posés sur des aérodromes d’altitude dans des conditions exigeantes. Sept Aviateurs ont pris part à cette mission, à savoir, trois pilotes, chargés de la conduite de l’aéronef et de la gestion des procédures en montagne, deux mécaniciens navigants, responsables de la surveillance des systèmes de bord et de la sécurité en vol, ainsi que deux mécaniciens, garants du maintien en condition opérationnelle de l’appareil au sol. Il s’agissait du deuxième entraînement de ce type depuis décembre 2020.

La haute altitude, un environnement aux contraintes spécifiques

Les Forces armées en Guyane (FAG) exercent leur zone de responsabilité sur l’ensemble de l’Amérique du Sud, dont la cordillère des Andes. Il est, en effet, indispensable pour les équipages de l’ET 68 de maintenir leurs savoir-faire relatifs à l’utilisation de l’aéronef et à ses limites techniques. Les posés et décollages à plus de 3 000 mètres, menés dans des vallées encaissées telles que celles de Cuzco ou de Quito, exigent une préparation particulièrement rigoureuse, notamment pour faire face à une panne moteur lors de ces phases critiques.

À travers cet exercice, l’ET 68 a démontré son efficacité et sa polyvalence face à la grande variété des reliefs de la zone, montagneux ou tropicaux, en lien avec les exigences de l’opération Harpie contre l’orpaillage illégal. La mission a également contribué au rayonnement de la base aérienne (BA) 367 « Capitaine François Massé » en Guyane, en s’appuyant sur le réseau des attachés de défense et des ambassades des pays survolés, démontrant ainsi la capacité de la France à opérer à l’échelle continentale.

L’aéronef survolant la cordillère des Andes.

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L’aéronef survolant la cordillère des Andes.

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La BA 367, un point d’appui unique en Amérique du Sud

De la sécurisation de l’espace aérien du Centre spatial guyanais (CSG) à la lutte contre l’orpaillage illégal, la BA 367 « Capitaine François Massé » joue un rôle primordial dans les domaines spatial et environnemental. Unique point d’appui de l’armée de l’Air et de l’Espace en Amérique du Sud, la BA 367 « Capitaine François Massé », située à Matoury, est un atout indispensable à la mobilité des forces et à la résilience de l’État en Guyane. Intégrée aux Forces armées en Guyane (FAG), celle-ci est essentielle aux nombreuses missions interarmées et interministérielles conduites dans la région dont la protection du très stratégique Centre spatial guyanais (CSG). Elle accomplit ainsi quotidiennement des missions de souveraineté et d’assistance aux populations.

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