le 15 septembre 2026 à 2:30 PM Les 30°C peuvent encore revenir : jusqu’à quand ?

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Plus de 30°C encore possibles sur une grande partie de la France fin septembre 2026 – scénario ECMWF du 15 septembre – via Meteociel

 

Après le pic de chaleur de ce mardi puis la chute brutale des températures mercredi, l’été pourrait de nouveau donner signe de vie. Plusieurs scénarios entrevoient une nouvelle remontée très sensible du mercure durant la dernière décade de septembre, avec un scénario ECMWF dépassant de nouveau 30°C sur une partie de la France autour du 24 septembre. Jusqu’à quand de telles températures restent-elles possibles à cette période de l’année ?

 

Fin septembre : les 30°C sont encore loin d’être impossibles

Malgré l’avancée du calendrier, la deuxième quinzaine de septembre reste tout à fait capable d’apporter de fortes chaleurs. Lorsqu’un anticyclone se positionne favorablement sur l’Europe, un flux de sud à sud-ouest peut encore faire remonter de l’air subtropical depuis le Maroc et la péninsule Ibérique vers la France.

C’est justement ce type de configuration qui pourrait de nouveau se mettre en place durant la dernière décade de septembre 2026. Le scénario déterministe du modèle européen ECMWF envisage par exemple une masse d’air remarquablement chaude remontant sur la France autour du 24 septembre, avec des températures proches de 16°C à 850 hPa sur une large partie du pays et davantage vers le Sud-Ouest.

Dans ce scénario, les maximales pourraient de nouveau atteindre 30 à 32°C sur de nombreuses régions, voire 33 à 34°C localement dans le Sud-Ouest.

 

Températures maximales envisagées par le scénario ECMWF pour le jeudi 24 septembre 2026 : les 30°C pourraient de nouveau concerner une large partie de la France, avec localement 33 à 34°C dans le Sud-Ouest – via Meteociel.

 

La prudence reste évidemment nécessaire à cette échéance, mais le signal chaud ne repose pas uniquement sur un scénario isolé. Les tendances hebdomadaires d’ECMWF maintiennent également des anomalies positives sur la France entre le 21 et le 28 septembre, particulièrement marquées sur l’Ouest et le Sud-Ouest.

Ainsi, les fortes chaleurs restent tout à fait possibles jusqu’à la fin septembre, y compris au nord de la Loire lorsque la configuration atmosphérique s’y prête.

 

 

Même octobre peut encore réserver des températures supérieures à 30°C

Le changement de mois ne constitue évidemment pas une frontière climatique. L’histoire météorologique française montre même que les 30°C peuvent encore être largement dépassés au début du mois d’octobre.

L’exemple le plus spectaculaire est particulièrement récent. Au début d’octobre 2023, une masse d’air exceptionnellement chaude avait envahi la France. Le 2 octobre, les températures avaient atteint 35,8°C à Soorts-Hossegor, 34,5°C à Biscarrosse, 33,9°C à Cazaux ou encore 33,2°C à Clermont-Ferrand.

Des valeurs supérieures à 30°C avaient alors été observées jusque dans le Centre et le Centre-Est. Quelques jours plus tard, le 9 octobre 2023, il faisait encore 31,1°C à Vichy, 30,6°C à Lyon-Bron et Montélimar et 30,4°C à Nantes.

 

Records mensuels de chaleur relevés le 2 octobre 2023 : les 30°C avaient été largement dépassés sur une grande partie de la France et jusqu’à 35,8°C dans les Landes – données Météo-France / Keraunos.

Les statistiques montrent toutefois une diminution rapide du potentiel au fil du mois. À Paris, le record quotidien atteint encore 28,9°C le 1er octobre mais n’est plus que de 24,3°C le 19 octobre et 22°C le 31. À Lyon, 30,6°C ont encore été mesurés un 9 octobre, mais les records passent généralement sous 27°C durant la seconde quinzaine.

Bordeaux conserve logiquement un potentiel supérieur : les records dépassent 30°C à plusieurs reprises durant la première quinzaine d’octobre et même 30,4°C le 22 octobre.

Il n’existe donc pas de date nationale à partir de laquelle les 30°C deviennent soudainement impossibles. Le potentiel disparaît progressivement du nord vers le sud et au fur et à mesure que l’on avance dans l’automne.

 

 

Pourquoi les fortes chaleurs deviennent-elles beaucoup plus difficiles ?

Même lorsqu’une masse d’air très chaude remonte d’Afrique du Nord, un élément fondamental évolue rapidement à cette période : l’ensoleillement disponible diminue de jour en jour.

À Paris, la durée du jour passe d’environ 13h20 début septembre à 11h35 début octobre, puis moins de 10 heures début novembre. Dans le même temps, le Soleil est de plus en plus bas sur l’horizon. Sa hauteur maximale à midi solaire passe d’environ 50° début septembre à moins de 40° début octobre et seulement 27° début novembre.

 

Évolution de la hauteur du Soleil à midi solaire à Paris durant l’automne 2026 : l’énergie solaire reçue diminue rapidement à mesure que les jours raccourcissent.

Ces deux phénomènes réduisent considérablement la capacité du sol et des basses couches de l’atmosphère à se réchauffer. Les nuits deviennent également plus longues, permettant un refroidissement nocturne plus important.

C’est pourquoi une masse d’air qui aurait produit 35 ou 38°C en juillet ne donnera plus nécessairement les mêmes températures au sol en octobre.

Cette évolution modifie également le ressenti et les conséquences pour l’organisme. Une température de 30°C début octobre survient avec un Soleil sensiblement moins haut et pendant une période beaucoup plus courte de la journée qu’en plein mois de juillet. Les nuits plus longues favorisent aussi davantage la baisse des températures nocturnes, même si les situations urbaines ou très chaudes peuvent évidemment limiter ce refroidissement.

 

En novembre, les véritables fortes chaleurs deviennent quasiment impossibles

Le véritable verrou intervient davantage en novembre. Les cartes des records mensuels montrent alors une rupture spectaculaire : sur une grande partie de la France, les records ne dépassent plus 20 à 25°C, avec encore ponctuellement 27 à 29°C dans le Sud-Ouest et autour de la Méditerranée.

Autrement dit, dépasser 30°C reste climatologiquement possible en octobre, surtout durant sa première moitié et dans le Sud, mais devient exceptionnel à mesure que le mois avance. En novembre, ce seuil devient quasiment inaccessible sur la France continentale.

Pour 2026, il est donc encore trop tôt pour annoncer la fin définitive des fortes chaleurs. Les tendances envisagent justement une nouvelle période anormalement chaude durant la dernière décade de septembre.

Après un été qui aura multiplié les épisodes remarquables, les 30°C pourraient donc encore nous accompagner plusieurs semaines. Mais le calendrier finira inexorablement par reprendre le dessus : chaque journée qui passe réduit désormais rapidement le potentiel de chaleur, même lorsque les masses d’air venues du Sahara tentent une nouvelle remontée vers la France.

 

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Auteur : Guillaume Séchet >>> 

 

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