le 25 février 2026 à 12:19 PM La mission Jeanne d’Arc 26 appareille de Toulon​

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Direction : Opérations / Publié le : 23 février 2026

Le 17 février 2026, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude et la frégate légère furtive Aconit ont appareillé de Toulon pour la mission Jeanne d’Arc avec à son bord les 158 élèves de l’école d’application pour les officiers de la Marine. Durant près de cinq mois, les équipages et les officers-élèves seront déployés de la Méditerranée orientale à l’Indopacifique, pour mener une mission de formation dans un contexte opérationnel. 

JDA26

Présidée par le vice-amiral d’escadre Serge Bordarier, Directeur du Personnel de la Marine, la cérémonie de départ s’est déroulée sur le pont d’envol du porte-hélicoptères amphibie (PHA)  Dixmude. Le contre-amiral Benoît Hédé-Haüy, commandant de l’Ecole navale, a transmis au capitaine de vaisseau Jocelyn Delrieu, commandant le Task Group, la hallebarde historique du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, consacrant ainsi le Dixmude en école embarquée pour les mois à venir.

Au cours de cinq mois de mission, le groupe amphibie sera projeté en Méditerranée Orientale, en Mer Rouge, jusqu’en Indopacifique. La mission Jeanne d’Arc vise à offrir aux officiers-élèves embarqués une formation opérationnelle concrète et « en situation », ainsi qu’à entretenir des partenariats stratégiques avec les partenaires des régions visitées. 

À bord, des détachements de l’Aéronautique navale et de l’Armée de Terre viennent renforcer l’équipage, offrant aux officiers-élèves des cadres d’apprentissage en adéquation avec les responsabilités qu’ils devront assumer tout au long de leur carrière. Pour ces « midships », ce premier déploiement de longue durée au travers des mers du globe constitue une immersion opérationnelle unique finalisant leur formation par la mise en pratique avant leurs premières affectations. Au cours de cette mission, le groupe amphibie interarmées mènera également des entraînements et exercices conjoints avec nos alliés et partenaires, sur mer et sur terre, afin de consolider l’interopérabilité et la polyvalence de nos forces.

Cette année le groupe Jeanne d’Arc est composé par: 

  • Le PHA Dixmude ;
  • La frégate de type La Fayette Aconit ;
  • Un sous-groupement tactique embarqué (SGTE) de l’armée de terre ;
  • Un sous groupement aéromobile (SGAM) de l’aviation légère de l’armée de Terre ;
  • Un hélicoptère Dauphin ;
  • Un système de drones S100 ;
  • Un détachement de la flottille amphibie équipé d’un engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) et un engin de débarquement amphibie standard (EDA-S) nouvelle génération ;
  • Un renfort médical armé par le Service de Santé des Armées.

La mission Jeanne d’Arc 2026 combine ainsi un double objectif, à la fois pédagogique et opérationnel. Pédagogique, elle permet aux futurs officiers de la Marine d’affiner leur maîtrise du commandement, de la manœuvre et de la navigation, des différents domaines de lutte et la mise en œuvre d’installations complexes. Opérationnelle, car elle déploie le groupe amphibie interarmées dans nos zones d’opérations, aux côtés de nos alliés et partenaires, en protection de nos intérêts.

Comme l’a souligné le vice-amiral d’escadre Serge Bordarier dans son allocution lors de la cérémonie de départ, « Ce nouveau déploiement de l’école d’application embarquée constitue un signal stratégique. Alors que les équilibres mondiaux se transforment et que l’incertitude s’installe durablement, les nouvelles formes de conflictualité trouvent en mer leur principal théâtre. Faire flotter le pavillon français en Indopacifique, c’est signifier à nos compétiteurs notre détermination à défendre nos intérêts, tout en contribuant à la stabilité internationale. ».

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