Republié via Innoreader Lire la Suite
Le 27 janvier dernier, la frégate de défense aérienne italienne Andrea Doria a appareillé de Toulon avec le groupe aéronaval (GAN) pour participer à l’exercice interarmées ORION 26 aux côtés des bâtiments français de la TF 473. Durant son intégration, elle a contribué quotidiennement à toutes les phases de montée en puissance du GAN en mer Méditerranée avant son arrivée en Atlantique, où elle a participé au scénario de combat de haute intensité porté par ORION.

Chaque année, le GAN intègre des bâtiments de marines alliées et partenaires. Depuis 10 ans, ce sont plus d’une trentaine de bâtiments de 12 nationalités différentes qui ont opérés au sein du groupe français. La Marine italienne est une alliée historique de la France et la contribution de l’Andrea Doria à l’exercice ORION 26 illustre ces liens.
Dans le cadre de la séquence WARM UP autour du porte-avions Charles de Gaulle, placée sous le commandement tactique du contre-amiral Thibault de Possesse, l’Andrea Doria a conduit des manœuvres de ravitaillement à la mer avec un bâtiment-ravitailleur de force et effectué des exercices de défense aérienne (ADEX), des exercices de lutte antinavire (SURFEX) et un crossdeck réalisé par son hélicoptère SH-90 sur le pont d’envol du porte-avions Charles de Gaulle.
Partenaires privilégiés en Méditerranée, les marines française et italienne coopèrent régulièrement dans le cadre de missions opérationnelles et d’entrainements de haut niveau. Lors de la mission AKILA, le Charles de Gaulle et son escorte ont participé à l’exercice franco-italien MARE APERTO 24.1 – POLARIS en vue de renforcer la préparation des équipages au combat de haute intensité. Fin août 2024, c’est la frégate multi-missions Bretagne qui a intégré le groupe aéronaval italien articulé autour du porte-aéronefs Cavour lors de son déploiement en Asie-Pacifique. Les deux marines ont ainsi confirmé leur interopérabilité en Méditerranée et en Indopacifique : zones aux intérêts multiples pour la France et l’Italie. Pour rappel, au printemps dernier, le GAN français avait été déployé en Indopacifique lors de la mission CLEMENCEAU25.
Mardi 27 janvier, le groupe aéronaval (GAN), articulé autour du porte-avions Charles De Gaulle et composé de trois frégates françaises, d’un bâtiment-ravitailleur, d’un sous-marin a appareillé de Toulon pour intégrer l’exercice interarmées ORION 26. Véritable intégrateur de forces internationales, le GAN sera renforcé par diverses frégates alliées. Durant les prochaines semaines, l’exercice ORION 26 permettra de développer l’interopérabilité et la coopération avec les partenaires et alliés de la Méditerranée jusque dans l’océan Atlantique. Cette mission participera également à la capacité d’appréciation autonome de situation, indispensable à la France pour prévenir les crises et, le cas échéant, intervenir.




