le 12 décembre 2025 à 3:05 PM Préservation des espèces : enjeux de biodiversité sur le camp de La Valbonne​

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Direction : Défense Sud-Est / Publié le : 27 novembre 2025

Le 17 novembre, le comité de pilotage « Steppes de La Valbonne » a rassemblé acteurs et partenaires des projets Natura 2000 et « LIFE La Valbonne ». Sur le camp militaire de La Valbonne, cohabitent un dispositif de préservation de la nature et une dizaine de formations militaires dont le 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68e  RAA) gestionnaire du camp. Ce comité avait pour objectifs de présenter un état des lieux des actions menées en 2025 et de disposer d’une feuille de route pour 2026.

Le camp militaire de La Valbonne au cœur du programme « LIFE La Valbonne »

Le camp militaire de La Valbonne au cœur du programme « LIFE La Valbonne »

La préservation de la biodiversité est compatible avec les activités militaires sur les camps. 20% des terrains militaires sont labellisés Natura 2000 – réseau européen de protection des sites naturels. C’est le plus grand réseau de protection de la biodiversité en Europe. Dû au fait de leur faible urbanisation, les camps militaires sont des refuges pour de nombreuses espèces de la faune et de la flore. Au regard de ses caractéristiques, le camp militaire de La Valbonne fait partie de ce réseau. Parce que le camp d’entraînement de La Valbonne est un espace préservé, il permet de mener des projets de biodiversité concrets et opérationnels. Les projets Natura 2000 et LIFE sont portés par le ministère des Armées (DTIE, EMZD Lyon et 68e RAA) et le conservatoire des espaces naturels (CEN). Depuis 2023, les régions sont les autorités administratives de ces projets, notamment dans le cadre du contrôle des outils de financement mis en place. 

Première étendue de steppes sèches d’AuRA, le territoire de La Valbonne représente une mosaïque de biodiversité au milieu d’une zone agricole intensive qui est aussi convoitée par des besoins en urbanisme croissants. Le fait que cet espace soit une zone militaire permet d’en limiter l’accès.  Les actions concrètes des différents acteurs locaux, dont le 68e RAA, permettent de gérer des projets de biodiversité, d’entretenir le camp et d’entraîner les militaires dans de bonnes conditions. 

Le projet « LIFE La Valbonne » est un projet financé par le programme LIFE de l’Union européenne (UE). Ce programme européen soutient les initiatives liées à l’environnement, au climat et à la transition vers une économie durable. Démarré en 2019, le projet « LIFE La Valbonne » devrait être terminé en 2027-2028, dès lors que les objectifs seront atteints. Ce projet a pour objectifs de restaurer les 3 écosystèmes du camp (les pelouses sèches, la zone humide, le bois) et permettre le renforcement de l’outarde canepetière. 

Le 68e RAA, acteur du programme « LIFE La Valbonne »

Le 68e RAA, acteur du programme « LIFE La Valbonne »

Concrètement, la restauration des pelouses a pu être réalisée grâce à la mise en place d’actions de pastoralisme. Anes, chevaux, bovins et chèvres sont présents sur le camp pour contribuer à cet objectif. La zone d’entraînement « mangrove » a été réhabilitée afin que les militaires disposent d’une zone humide plus adaptée à la préparation opérationnelle. L’opération de renforcement de l’outarde réalisée de mai à septembre 2025 avec le concours du Parc des Oiseaux et de la Ligue de Protection des Oiseaux s’est bien déroulée. Le retour d’expérience positif de cette opération permet d’envisager une nouvelle opération en 2026. Au-delà des enjeux de biodiversité, ce type de projet est particulièrement exigeant. En effet, dans son cahier des charges, le projet « LIFE La Valbonne » doit combiner des objectifs opérationnels au profit des armées, des objectifs écologiques et socio-économiques. Il s’agit de mener des actions de sensibilisation auprès des habitants de ce territoire, notamment les scolaires. L’implication du tissu local est important pour la bonne conduite des différentes étapes. C’est dans ce cadre que le CEN et le 68e RAA travaillent en étroite collaboration avec les acteurs locaux, en particulier les agriculteurs et les entreprises pour les travaux d’ouvrage sur le camp.

© Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes

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