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Dès le lancement de la phase préparatoire en janvier, un poste de commandement interarmées de théâtre est activé à Cinq-Mars-la-Pile sous l’autorité du commandant du CDAOA, le général de corps aérien LE BOUIL. Cette organisation traduit le rôle confié à la composante aérienne : planifier, coordonner et conduire les premières opérations dans un scénario de conflit majeur.

Pendant la phase dynamique d’ORION 26, le CDAOA s’appuie sur son outil opérationnel principal, le Centre air de planification, de conduite des opérations et de défense aérienne (CAPCODA), implanté sur la base aérienne 942 à Lyon–Mont Verdun (BA 942). Ce centre assure la direction quotidienne de la manœuvre aérienne de sept bases, Mont-de-Marsan, Cazaux, Orléans, Cognac, Avord, Istres et Tours. Il coordonne l’emploi des avions de chasse, de transport, des moyens de renseignement, des drones et des systèmes sol-air, tout en maintenant la posture de défense aérienne du territoire.
La conduite des opérations aériennes sera également assurée par JFACC (Joint Force Air Component Command), le commandement de la composante aérienne des forces interarmées. Cette structure, adossée au CDAOA, transforme les objectifs interarmées en missions aériennes concrètes : conquête de la supériorité aérienne, protection des forces, reconnaissance et coordination des effets dans la profondeur.

Le CDAOA agit également avec les autres composantes. La planification est menée en lien avec les états-majors de l’armée de Terre et de la Marine nationale, ainsi qu’avec les partenaires alliés. L’exercice teste la capacité à synchroniser des moyens nombreux et multinationaux, dans des délais contraints et un environnement contesté.
Structure de commandement, centre de planification et organe de conduite, le CDAOA s’affirme ainsi comme l’un des leviers majeurs des forces armées françaises.
