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Du 9 au 13 mars, la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) a conduit l’exercice VORTEX au quartier de Reyniès à Varces. Cet entraînement de l’armée de Terre visait à évaluer la capacité de rappel et de mobilisation des réservistes opérationnels de deuxième niveau (RO2). Dans la zone de défense et de sécurité Sud-Est, cet exercice succédait au VORTEX du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68e RAA), conduit en décembre dernier.

Afin de bien comprendre l’exercice VORTEX (Vérification Opérationnelle de la Réserve Terre – EXercice), il était nécessaire de distinguer les deux catégories qui composent la réserve opérationnelle :
- La réserve opérationnelle de premier niveau (RO1), formée de volontaires servant sous contrat d’Engagement à Servir dans la Réserve (ESR).
- La réserve opérationnelle de deuxième niveau (RO2), composée d’anciens militaires d’active ayant quitté le service depuis moins de cinq ans.
L’exercice VORTEX s’adressait exclusivement à la RO2.
À la suite d’un décret ministériel, l’armée de Terre devait être capable de rappeler rapidement ces anciens militaires. Les unités organisaient donc des exercices comme VORTEX afin d’évaluer plusieurs paramètres.

La mobilisation rapide constituait l’un des facteurs essentiels. Les délais de préparation de l’exercice étaient volontairement courts afin de tester la capacité à rappeler massivement des réservistes aux profils variés, répartis sur l’ensemble du territoire.
Un tel rappel nécessitait également une forte coordination entre les différents acteurs : réservistes, unités et services de soutien. L’exercice permettait aussi d’entraîner la chaîne de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD) dans l’hypothèse d’un rappel massif de la réserve opérationnelle (RMRO).
L’armement, les équipements et les notions de secourisme au combat évoluant en permanence, VORTEX constituait également un temps d’entraînement pour les réservistes afin de maintenir leurs compétences opérationnelles.
Enfin, l’exercice permettait de tester la chaîne logistique et administrative nécessaire à la réincorporation de ces personnels.

Pour cette édition, le centre de rappel des réservistes (CRR) de Grenoble a été activé par l’état-major de la Base de défense des Alpes. Cette structure temporaire assurait la réincorporation des réservistes : habillement, équipement, vérification de l’aptitude médicale et mise à jour des données administratives avant leur déploiement au sein de leurs unités.
VORTEX permettait ainsi de tester et d’entretenir un levier essentiel de l’armée de Terre : la réserve opérationnelle de deuxième niveau.

