Republié via Innoreader Lire la Suite
Dans la nuit du 23 février 2026, l’hélicoptère Dauphin du détachement 35F basé à Tahiti était engagé dans une mission d’évacuation médicale sur l’atoll de Marutea Sud, situé à 1 530 km de Tahiti. Marquée par des contraintes logistiques importantes, cette dernière a nécessité une coordination rigoureuse entre les différents acteurs des secours en Polynésie française.

Suite à une alerte donnée en fin de soirée, l’équipage du Dauphin décolle à 01h00 pour une première étape de ravitaillement sur l’atoll de Fakarava, avant de poursuivre vers Hao puis Tureia. C’est sur ce dernier que l’hélicoptère est rejoint par le Beechcraft d’Air Archipels, transportant l’équipe médicale du SAMU. Le médecin et l’infirmier embarquent à bord du Dauphin, qui reprend sa route vers Marutea Sud, distant de 315 km.
Après 12 heures de mission et 2 015 km parcourus, le patient est transféré à l’avion d’Air Archipels afin d’embarquer sur son vol retour final vers Tahiti. Pour l’équipage du Dauphin, la mission aura duré au total 37 heures dont 15 heures de vol pour 3 610 km parcourus.
Cette opération atteste de l’engagement des moyens des armées françaises dans les opérations de secours en Polynésie française.
Cette opération met en lumière les contraintes dues à l’immensité du territoire polynésien. Malgré cela, l’excellente coordination entre la Marine nationale, Air Archipels et le SAMU a permis de mener à bien cette mission singulière. Les marins du détachement 35F/Tahiti, spécialement entrainés pour les interventions en conditions difficiles, veillent en permanence à la sécurité des polynésiens et sont en mesure de leur porter secours sur l’ensemble du territoire.
Nation riveraine et souveraine du Pacifique, la France contribue au renforcement de la sécurité maritime dans la zone. Les 900 militaires des FAPF réalisent un large spectre de missions au profit de la stabilité de la région et sont engagés pour la protection des populations dans la zone, en cas de crise sanitaire, climatique ou sécuritaire. Ils apportent des moyens complémentaires aux services de l’État afin d’assurer la protection des Français et le respect du droit de la mer. Ils peuvent être renforcés ponctuellement par des éléments de métropole et permettent à la France d’intervenir en cas de catastrophe naturelle, de lutter contre les menaces grandissantes comme les trafics illégaux, d’affirmer son attachement au droit international et à la liberté de navigation, et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone Pacifique
