Republié via Innoreader Lire la Suite
Le samedi 14 février, deux porte-hélicoptères amphibies (PHA) de la Marine nationale ont réalisé un débarquement amphibie de grande ampleur dans la baie de Quiberon. Après une dizaine de jours de mer ce sont près de 500 marsouins, bigors et bisons de la 9ème brigade d’infanterie de Marine (9ème BIMa), et 70 véhicules qui ont foulé le sable de la plage de Kernevest.

Ce débarquement a eu lieu après une traversée dans des conditions météorologiques particulièrement exigeantes qui n’auront pas empêché chaque PHA de valider les prérequis. Tandis que l’un des PHA réalisait un premier entraînement au débarquement (TACPHIB) au large d’Hyères début février, le deuxième s’exerçait sur les plages de l’île de Ré. Cela a nécessité un travail de planification minutieux, mené par un état-major embarqué interarmées et multinationale accueillant plusieurs renforts et officiers de liaison étrangers britanniques, italiens, espagnols et brésiliens. Une section brésilienne a par ailleurs été déployée à terre depuis le Mistral aux côtés des bisons du 126e régiment d’infanterie.

Grâce à une action combinée de deux sections de fusiliers marins et par l’héliportage d’un groupement commandos amphibie de la 9ème BIMa, la zone de débarquement a rapidement été sécurisée pour permettre l’avancée des troupes au sol. Les premières cuves étaient composées d’une unité d’installation de plage (UIP), succédée d’un peloton de reconnaissance et d’intervention (PRI) dont la mission était d’éclairer les grands axes avant l’arrivée du reste des forces avec leurs Griffons. L’objectif : saisir l’aérodrome de Vannes-Meucon grâce à un raid motorisé.

En appui à ce débarquement d’ampleur, plusieurs concours inédits ont été apportés à la force de débarquement amphibie. La frégate italienne Andréa Doria, qui avait récemment été intégrée au groupe aéronaval (GAN) puis au Task Group amphibie 450.02, a assuré la défense aérienne des bâtiments et des troupes débarquées ainsi que le contrôle tactique de l’ensemble des moyens aériens engagés dans l’opération. Les drones S100 de la flottille 36F et les Gazelles et NH90 du 1er et 3ème régiments d’hélicoptères de combat ont quant à eux assuré un appui aérien durant le débarquement. Du côté maritime, c’est l’une des nouvelles embarcations CB90, prêtée par la marine suédoise à la Force maritime des fusiliers marins et commandos, qui a sécurisé la zone de débarquement contre des embarcations adverses, jouée par des réservistes des flottilles de réserve côtières locales.

Séquence majeure du scénario d’ORION 26, ce débarquement amphibie participe directement à la préparation de nos armées à des engagements majeurs dans un environnement complexe, contesté et multi-domaines.
