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Du 1er au 8 janvier 2026, sur le camp militaire du bataillon multinational de l’OTAN en Estonie, les soldats et légionnaires du sous-groupement tactique interarmes ont participé à une formation d’acculturation en zone froide.

Stage d’aguerrissement en zone grand froid
Cette formation a permis de perfectionner leurs compétences en survie dans un environnement contraignant où les forêts sont denses, les marécages omniprésents et les conditions climatiques extrêmes. L’objectif était d’accroitre leur capacité à opérer dans ce milieu exigeant et spécifique à l’Europe de l’Est.

Stage d’aguerrissement en zone grand froid
De jour comme de nuit, par des températures avoisinant les – 20 °C, les stagiaires ont appris à confectionner des abris jurassiens, des bivouacs sous bâche, ainsi qu’à mettre en place des tentes nordiques. Afin d’accroitre leur capacité d’infiltration en discrétion, les patrouilles légères d’observation se sont entrainées à la technique du fish hook. Cette technique de déception est une méthode de progression discrète utilisée en zone enneigée pour dissimuler les traces et tromper l’ennemi. Elle consiste à effectuer un large crochet afin de rompre la continuité des traces et masquer l’axe réel de déplacement. Cette technique renforce la furtivité et la survivabilité des unités en environnement froid et boisé.

Stage d’aguerrissement en zone grand froid
En multipliant et en s’appropriant ces savoir-faire spécifiques, les soldats ont acquis les connaissances nécessaires pour combattre et vivre en extérieur.

Stage d’aguerrissement en zone grand froid
Ces exercices illustrent le haut niveau de préparation opérationnelle des détachements composant le bataillon de l’OTAN, contribuant ainsi la posture dissuasive et défensive de l’OTAN sur le flanc Est de l’Europe.

Stage d’aguerrissement en zone grand froid
Depuis mars 2017, la France déploie un dispositif de présence dite avancée renforcée (eFP – enhanced Forward Presence) dans les pays Baltes de l’OTAN. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre du renforcement de la posture défensive de l’Alliance sur le flanc est. La contribution de la France à l’eFP, est constituée d’un Sous-groupement tactique interarmes (SGTIA), déployé en Estonie et intégrée au sein du bataillon multinational de l’OTAN en Estonie dont le Royaume-Uni est la nation-cadre. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le président de la République a renforcé la contribution française au dispositif eFP en adaptant son offre capacitaire. Depuis, elle est constituée de près de 300 militaires, toujours sous mandat eFP OTAN et au sein du Battlegroup britannique à Tapa. Ce nouveau Battlegroup constitué de 2 nations, reste sous le commandement de la 1re brigade estonienne. Doté de véhicules de dernière génération, le SGTIA apporte une plus-value conséquente par sa nature interarmes.
