Republié via Innoreader Lire la Suite
Du 23 septembre au 7 octobre 2026, la 4e brigade d’aérocombat (4e BAC) conduit l’exercice BACCARAT 26, rendez-vous majeur de préparation opérationnelle de cette fin d’année. Les hélicoptères manœuvrent dans la profondeur du quart Sud-Est de la France (zone de 310 km par 150 km), dans un contexte de haute intensité rassemblant 1 200 militaires issus d’une dizaine d’unités de l’armée de Terre, une trentaine d’hélicoptères et une centaine de véhicules.
Au cœur du centre opérationnel (CO) à La Cavalerie, l’ambiance est feutrée mais l’activité est électrique. Militaires d’active et de l’état-major tactique de réserve (EMT-R) s’affairent dans les tentes du poste de commandement de la brigade. Leur rôle, animer et conduire la manœuvre face à une menace fictive redoutable : Mercure. Les objectifs majeurs fixés au CO se concentrent sur le commandement et le contrôle d’opérations de combat aéroterrestre dans la profondeur, la coordination de la manœuvre 3D, avec un effort particulier porté sur l’expérimentation tactique du binôme drone-hélicoptère et la validation du contrôle opérationnel ANTARES du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC).
« Actuellement j’occupe le poste d’adjoint synthèse, mon rôle au sein de la MANEC (manœuvre en cours) est de tenir à jour la carte synthèse et de contribuer aux briefings matin et soir afin de rendre compte au commandement des situations amies pour pouvoir ensuite la confronter à la situation ennemie. » CDT® Brice.
Le vrombissement des turbines des Tigre, Caïman, Cougar et Gazelle ne laisse aucun répit aux aérocombattants de la brigade qui arment les sous-groupements aéromobiles (S/GAM) et les postes de commandement (PC) tactiques aux alentours des aérodromes de Millau, d’Uzès et de Connaux, puis, au fur et à mesure que les troupes progressent vers l’est, sur des points stratégiques près de Sisteron. Pour les RHC (1er et 5e), le terrain libre offre un réalisme sans équivalent. Au sol, le 9e régiment de soutien aéromobile (9e RSAM) et les éléments du Service de l’énergie opérationnelle (SEO) s’affairent jour et nuit pour ravitailler et armer les plots aéronefs.
Pour parfaire le cadre interarmes, la 4e BAC intègre des unités spécialisées de l’armée de Terre.
- Infanterie et cavalerie : une compagnie d’appui de la 13e DBLE et un escadron de reconnaissance du 1er REC
- Appuis : une section d’artillerie sol-sol (mortiers de 120mm) du 3e RAMA et une section de combat du génie du 1er REG
- Renseignement : des modules de recherche et d’acquisition d’objectifs (JTAC) du 2e RH.
Pour le 1er RHC, l’enjeu est majeur : acteur principal du scénario de l’exercice , il doit obtenir sa certification à travers le contrôle ANTARES, une évaluation exigeante des savoir-faire opérationnels.
Conformément aux objectifs d’intégration de l’OTAN (normes ATP49), BACCARAT 26 est également le théâtre d’une coopération interalliée poussée. Au sein des équipages et des mécaniciens, les barrières de la langue s’effacent. Qu’il s’agisse des militaires britanniques du Ground service ou des officiers espagnols des forces aéromobiles de l’armée de Terre espagnole (FAMET) insérés directement au CO du 5e RHC, tous appliquent les procédures communes de l’Alliance.
- Royaume-Uni : des officiers de liaison au PC
- Espagne : un détachement d’officiers observateurs des FAMET inséré au CO du 5e RHC
- Belgique : un détachement inséré au SEO.
« Nous travaillons ensemble entre FAMET et ALAT depuis longtemps. L’aviation de l’armée de Terre espagnole et l’ALAT partagent les mêmes hélicoptères, nous partageons nos procédures et nos manières de penser. Nous devons nous adapter à de nouvelles situations dans la manière de combattre. Ensemble nous pouvons apprendre les uns des autres et mieux nous adapter à ce nouveau monde ». CDT Martinez (officier FAMET).
À travers cet exercice d’envergure, la 4e BAC démontre une nouvelle fois que l’aérocombat est une capacité décisive, moderne et qu’elle est prête à s’engager sans délai aux côtés de ses alliés.
Chiffres clés de l’exercice
- 1 200 militaires engagés (dont 750 de la 4e BAC et des délégations britanniques, espagnoles et belges).
- 32 hélicoptères engagés (Tigre, Gazelle, Caïman et Cougar).
- 30 drones.
- 100 véhicules (dont 45 blindés).
- 1 zone de manœuvre hors terrain militaire de 310 x 150 km
