le 15 juillet 2026 à 8:56 AM [JDEF] ORION 2026 : le test de haute intensité​

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[JDEF] ORION 2026 : le test de haute intensité
c.franck
mer 15/07/2026 – 08:30

Rendez-vous majeur de la préparation opérationnelle, ORION 2026 a permis d’entraîner les armées françaises et alliées aux situations les plus complexes.
Sur terre, dans les airs et en mer, grâce à nos images, vous découvrirez comment sont utilisés les derniers équipements et innovations des forces sur un champ de bataille de plus en plus transparent et connecté. Un reportage au plus près de celles et ceux qui assurent la défense de la nation.

En 2026, la France a mené l’une des manœuvres militaires les plus ambitieuses de son histoire récente: l’exercice ORION 26.

Le reportage « ORION 26: le test de haute intensité » a suivi le déroulement de cet entraînement grandeur nature sur l’ensemble du territoire français, mobilisant jusqu’à 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 140 aéronefs et près de 1200 drones. 

Aux côtés des forces françaises, 24 nations alliées participent à cet exercice multinational ceci alors que la guerre russo-ukrainienne s’enlise et que le moyen orient s’embrase. Il s’agit de montrer comment l’armée française est prête à affronter un conflit de haute intensité face à un adversaire de force égale.

Regardez le JDEF « ORION 2026 : le test de haute intensité »

© Ministère des Armées et des Anciens combattants

Phases opérationnelles : du ciel à la terre

L’exercice ORION 26 se déroule en différentes phases. L’armée de l’air et de l’espace entre en premier pour conquérir la supériorité aérienne. Plus de 1500 aviateurs sont engagés dans une manœuvre aérienne complexe mobilisant avions de chasse, ravitailleurs, capacités de renseignement et moyens de commandement et opérations cyber et spatiales.  

Pour permettre l’avancée des bâtiments de la marine, l’armée de l’air et de l’espace déploie ses capacités de renseignement. Ensuite, elle doit frapper en profondeur pour réduire les possibilités de riposte de l’ennemi.

Cette phase aéro-maritime prépare ensuite une opération amphibie majeure, mettant ainsi à contribution les forces navales françaises.
Depuis la mer vers la terre, les forces débarquent pour établir une tête de pont, soutenue par plus de 25 bâtiments de la marine et des centaines de véhicules engagés dans la manœuvre.  

Dans le ciel breton, près de 1 500 parachutistes français et alliés sont largués pour ouvrir la voie aux opérations terrestres et annoncer l’entrée en action de l’Armée de terre. 

Après les phases aériennes et amphibie sur la façade atlantique, Orion 4 débute. 

L’objectif de la manœuvre est la reprise de la ville de Vitry-le-François tenue par l’ennemi. Cette nouvelle phase met en évidence des mouvements de grandes unités blindées des franchissements, de la sécurisation des axes logistiques et d’opérations en zones urbaines et rurales.  

Une mise en forme des plus réalistes de la préparation opérationnelle est menée au plus proche des populations civiles. Pour reprendre ces territoires, l’exemple de la guerre en Ukraine est omniprésent. 

Innovation, logistique et opérations interalliées

Le reportage montre également comment sur ces champs de bataille du futur les soldats s’effacent peu à peu derrière des essaims de drones qui détectent, décident et frappent à distance. 

L’innovation prend une place considérable dans la conduite des combats. Drones tactiques, intelligence artificielle, numérisation et cyber sécurité sont au cœur de la transparence et de la transformation du champ de bataille. Mais il s’agit aussi de comprendre que malgré la transformation du champ de bataille, la guerre se gagne encore aujourd’hui au plus proche de l’ennemi avec des hommes qui montent au feu pour conquérir des positions.

L’exercice ORION 26 met aussi en avant l’importance de la logistique. Soutenir les soldats c’est maintenir leur confiance, leur cohésion et leur capacité à tenir dans la durée face à l’épreuve d’une guerre de haute intensité. 

Enfin, face à la menace d’une agression contre l’Europe, ces opérations interalliées de l’Otan constituent un pilier essentiel de la défense collective. Lors de l’exercice on montre qu’en unissant les capacités militaires, le renseignement et la coordination stratégique des États membres, l’alliance cherche à garantir une réponse rapide et crédible face aux ambitions militaires de nos compétiteurs.

La complémentarité des moyens conventionnels et de la dissuasion

ORION 26 aura permis de tester la capacité des armées françaises et alliées à conduire une opération de grande ampleur. 

Mais aussi que la guerre se gagne d’abord par les moyens conventionnels, la dissuasion nucléaire n’intervenant qu’en dernier ressort.

Et face au retour des menaces nucléaires, conventionnelles et hybrides la crédibilité de la France repose désormais sur sa capacité à être prête à combattre immédiatement et durablement dans la haute intensité. 

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